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vendredi 17 février 2012

La concussion en Droit pénal français


Les mots du droit : Qu'est-ce que la concussion ? Depuis l'annonce de la dĂ©mission du PrĂ©sident allemand Christian Wulff suite Ă  des soupçons de prĂ©varication, certains se demandent ce que ce terme, peu usitĂ© en France, recouvre. 
La prĂ©varication est dĂ©finie par le dictionnaire Larousse comme Ă©tant l' " Action de prĂ©variquer, de s'Ă©carter de la justice, de manquer Ă  ses obligations." 
Ce manquement n'est pas sanctionné par le Code Pénal français lequel, en revanche, réprime expressément la Concussion. Ce délit répertorié dans le Code Pénal parmi les " crimes et délits contre la nation, l'Etat et la paix publique " est sanctionné par l'Article 432-10 du Code Pénal qui le définit comme :

" Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, de recevoir, exiger ou ordonner de percevoir à titre de droits ou contributions, impôts ou taxes publics, une somme qu'elle sait ne pas être due, ou excéder ce qui est dû, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende.
Est puni des mêmes peines le fait, par les mêmes personnes, d'accorder sous une forme quelconque et pour quelque motif que ce soit une exonération ou franchise des droits, contributions, impôts ou taxes publics en violation des textes légaux ou réglementaires.
La tentative des délits prévus au présent article est punie des mêmes peines."
La prévarication est, néanmoins, expressément réprimée pénalement en Allemagne, en Espagne ou en Chine ...
Un petit conseil : avant de déposer plainte, n'hésitez pas à attirer l'attention de votre interlocuteur sur la nature des faits que vous lui reprochez. Notre Cabinet d'avocat tient à votre disposition des modèles de lettre qui ont fait leur preuve. Il n'est effectivement pas rare que la situation trouve une issue amiable. N'hésitez pas à contacter un Avocat ici
Cette notion ne doit pas être confondue avec la prise illégale d'intérêts qui vise une autre situation (voir l'article de la Dépêche : http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/15/1285069-bordes-sur-arize-le-maire-et-son-fils-devant-le-tribunal-pour-prise-illegale-d-interet.html d'où est issue cette image)

lundi 31 octobre 2011

Enlèvement international d'enfants : notion de danger physique et psychique - Cour de cassation, Chambre civile, 26/10/2011

Aspects civils de l'enlèvement international d'enfant ( ou enlèvement parental ) : précisions de la Cour de Cassation sur les notions de " deplacement ou de non-retour illicite " et de " danger physique ou psychique " au sens de la Convention de la Haye du 25 octobre 1980 ( article 3 et 13 b ).

Rappel des dispositions de la Convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur l'enlèvement international d'enfants : la Convention de La Haye du 25 octobre 1980 régit les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants dans les pays qui l'ont ratifiée, au titre desquels figure la France. Cette convention vise à assurer le retour immédiat des enfants déplacés ou retenus illicitement dans tout Etat contractant, et à faire respecter effectivement, dans les autres Etats contractants, les droits de garde et de visite existants (article 1).

L'article 3 prĂ©cise que le dĂ©placement ou le non retour de l'enfant est considĂ©rĂ© comme illicite lorsque deux conditions sont rĂ©unies : lorsqu'il a lieu en violation d'un droit de garde, attribuĂ© ... par le droit de l'Etat dans lequel l'enfant avait sa rĂ©sidence habituelle immĂ©diatement avant son dĂ©placement ou son non retour et que ce droit Ă©tait exercĂ© de façon effective … au moment du dĂ©placement ou du non retour. Le droit de garde visĂ© par la Convention est celui en vigueur dans l'Etat dans lequel l'enfant avait sa rĂ©sidence habituelle immĂ©diatement avant son dĂ©placement ou son non retour. Il n'implique pas nĂ©cessairement qu'une dĂ©cision de justice ait Ă©tĂ© rendue et peut « rĂ©sulter d'une attribution de plein droit, d'une dĂ©cision judiciaire ou administrative, ou d'un accord en vigueur selon le droit de cet Etat. »
En présence d'une demande de retour, la convention établit une distinction selon la date à laquelle la demande est introduite.
  • 1°) Lorsque l'enfant est dĂ©placĂ© ou retenu illicitement depuis moins d'un an au moment de la demande, l'autoritĂ© judiciaire ou administrative de l'Etat oĂą se trouve l'enfant, doit ordonner son retour immĂ©diat (article 12 de la ), sauf Ă  Ă©tablir:
    • - que la personne requĂ©rante n'exercait pas son droit de garde Ă  l'Ă©poque du dĂ©placement illicite ou y avait consenti postĂ©rieurement, ou
      - que le retour de l'enfant l'expose à un risque grave de danger physique ou psychique, ou ne le place dans une situation intolérable (article 13)
      Le retour de l'enfant peut ĂŞtre alors encore ĂŞtre refusĂ© si l'enfant « s'oppose Ă  son retour et qu'il a atteint un âge et une maturitĂ© oĂą il se rĂ©vèle appropriĂ© de tenir compte de cette opinion. » (article 13) ou si le retour de l'enfant « ne serait pas permis par les principes fondamentaux de l'Etat requis sur la sauvegarde des droits de l'Homme et des libertĂ©s fondamentales » (article 20)
    • 2°) Lorsque l'enfant est dĂ©placĂ© illicitement depuis plus d'un an au moment de la demande, le juge de l'Etat requis doit aussi ordonner le retour de l'enfant , Ă  moins d'Ă©tablir que l'enfant s'est intĂ©grĂ© dans son nouveau milieu
    En l'espèce, de l'union contractée aux Etats-Unis entre une femme de nationalité française et un homme de nationalité américaine, étaient nés deux enfants, le premier en 2005 aux Etats-Unis, le second étant né en France où la mère avait accouché tandis qu'elle s'était maintenue sur le sol français après avoir rendu visite à son père, gravement malade, avant qu'il ne décède.
    Le père ayant saisi l'Autorité centrale américaine d'une demande de retour de ses deux enfants, le Tribunal de Grande Instance de Lyon avait ordonné le retour immédiat des enfants aux Etats Unis avec exécution provisoire. L'exécution provisoire avait été suspendue en référé concernant le deuxième enfant avant que la Cour d'Appel de Lyon ne confirme, par arrêt du 9 décembre 2008, le retour des enfants vers les Etats-Unis.
    Il s'agissait de l'arrêt dont appel avait été interjeté. Les faits ne précisent par si l'arrêt avait été exécuté concernant l'aîné des enfants et si ce dernier était effectivement retourné aux Etats-Unis. La décision de la Cour de Cassation est intéressante en ce qu'elle tranche la question de l'application de la Convention de la Haye à un enfant qui avait été " déplacé " ou dont le " non retour " n'avait pas été opéré avant sa naissance.

    Après avoir relevé que :

    • les Ă©poux disposaient tous deux du plein et entier exercice de la responsabilitĂ© parentale et avaient leur rĂ©sidence habituelle aux Etats-Unis,
    • cette rĂ©sidence n'avait pas changĂ© du seul fait de la naissance de leur second enfant en France et de la volontĂ© unilatĂ©rale de sa mère d'y demeurer,
    • que le père n'avait pas autorisĂ© son Ă©pouse Ă  s'installer avec ses enfants sur le territoire français mais avait seulement consenti Ă  un dĂ©placement ponctuel limitĂ© dans le temps,
    la Cour de Cassation approuve la Cour d'Appel d'en avoir " dĂ©duit que le non retour des enfants Ă©tait illicite, en application de l’article 3 de la Convention de la Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants ".

    Ayant en outre " relevé que :
    - les deux parents étaient en mesure de prodiguer aux enfants une éducation et des conditions de vie décentes, et que
    - la mère ne pouvait se prĂ©valoir d’aucun danger pour ses enfants alors mĂŞme qu’elle les avait, de son fait, placĂ©s en danger affectif et moral en les Ă©loignant de leur père,
    la Cour de Cassation approuve ensuite la cour d’appel d'en avoir dĂ©duit que l’article 13 b de la Convention n’avait pas Ă  recevoir application
    ."

    Credit photo : http://www.justice.gouv.fr/art_pix/opzet_taalkeuze_05.jpg

    lundi 24 octobre 2011

    Psychologie juridique et criminologie : détecter les personnalités antisociales et psychopathes par le langage

    Psychologie juridique et criminologique : une analyse du langage permettrait de détecter les personnalités antisociales ou psychopathes* selon une Etude de Jeffrey T. Hancock de l'Université Cornell (New York), Michael T. Woodworth de l'université British Columbia (Canada) et Stephen Porter. Intitulée "affamé comme un loup : une analyse des termes de langage des psychopathes", cette Etude publiée dans la Revue Legal and Criminological Psychology du 14 septembre 2011 aboutit à la conclusion que ces différences de langage, sans doute inconscientes, appuieraient l'idée que les psychopathes ou personnalités antisociales fonctionneraient sur un mode primitif mais rationnel.
    Il y a dix ans, quand Hancock et Michael Woodworth étaient en doctorat, l'idée leur est venue de combiner leurs intérêts - Hancock étudiait le langage et Woodworth les psychopathes - pour voir s'ils pouvaient détecter l'esprit du psychopathe à travers le langage qu'il utilise.
    "Des travaux antĂ©rieurs ont examinĂ© comment utiliser le langage des psychopathes," a prĂ©cisĂ© Hancock. "Notre Ă©tude est la première Ă  montrer que vous pouvez utiliser des outils automatisĂ©s pour dĂ©tecter les modes d'expression distincts des psychopathes.". 
    En l’occurrence, des travaux antĂ©rieurs avaient permis de dĂ©terminer dans une frange de population carcĂ©rale de 52 personnes qu'elles Ă©taient les personnalitĂ©s psychopathes et celles qui ne l'Ă©taient pas. Les auteurs de l'Etude ont rĂ©alisĂ© une analyse informatique des rĂ©cits de leurs crimes effectuĂ©s par les 14 personnes diagnostiquĂ©es psychopathes et les 38 personnes qui ne l'Ă©taient pas. 
    Il en est ressorti que :
    • les personnalitĂ©s antisociales ou psychopathes faisaient preuve de moins d'Ă©motions Ă  l'Ă©vocation de leur crime (l'utilisation plus grande de verbes aux temps passĂ©s reflètant un plus grand dĂ©tachement). Ils Ă©voquaient leur crime en terme de relation de cause Ă  effet, impliquant que le crime devait ĂŞtre perpĂ©trĂ© afin d'atteindre un but (en utilisant davantage des termes tels que "parce que", "de sorte que"). Ils semblaient Ă©motionnellement dĂ©tachĂ© de leur crime et, comme on pouvait s'y attendre, ils n'ont montrĂ© aucun remords.
    • Ils Ă©taient obsĂ©dĂ©s par les dĂ©tails et centrĂ©s sur leurs propre besoins physiologiques de base et leur bien-ĂŞtre, utilisant deux fois plus de mots concernant les besoins physiques tels que la nourriture (Ă©tant capables de prĂ©ciser ce qu'ils avaient mangĂ© ce jour-lĂ ), le sexe ou l'argent alors que les non psychopathes utilisaient plus de mots en rapport avec les besoins sociaux tels que la famille, la religion, la spiritualitĂ© ou l'estime de soi.
    • Le discours des psychopathes Ă©tait moins fluide que celui des personnes diagnostiquĂ©es non psychopathes. Les psychopathes utilisaient plus d’onomatopĂ©es tels que "Hum" ou "Euh", ce que les chercheurs attribuent Ă  de plus grands efforts mentaux pour adapter leur rĂ©cit afin de donner une bonne impression.
    * Le terme "Psychopathe" est ici le terme utilisĂ© dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (titre original anglais : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders - DSM), publiĂ© par l'Association amĂ©ricaine de psychiatrie (AAP). Le DSM est un manuel de rĂ©fĂ©rence classifiant et catĂ©gorisant des critères diagnostiques et recherches statistiques de troubles mentaux spĂ©cifiques. Il est utilisĂ© aux Ă‰tats-Unis, et internationalement Ă  travers le monde, par les cliniciens, chercheurs, psychiatres et compagnies d'assurance santĂ© et pharmaceutiques, ainsi que par le grand public. 

    L'article original " Hungry like the wolf: A word-pattern analysis of the language of psychopaths" est disponible ici : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.2044-8333.2011.02025.x/abstract 

    lundi 31 mai 2010

    "le genre, une question de droit" : séminaire à Paris (France) le 24 juin 2010

    Le genre, une question de droit : seminaire de la revue " Jurisprudence - revue critique " le 24 juin 2010 Ă  l'UniversitĂ© Paris I PanthĂ©on – Sorbonne - Centre Malher - 9, rue Malher - Paris 4Ă©me)

    Les diffĂ©rences entre les sexes donnent lieu Ă  des conflits. Les controverses sexuelles sont des questions de droit. La règle de droit est frĂ©quemment mobilisĂ©e pour les trancher (instauration de quotas ; pĂ©nalisation du viol entre Ă©poux, du harcèlement sexuel ; Ă©tablissement de l’Ă©galitĂ© civile entre Ă©poux, etc.) L’Etat, producteur de normes juridiques, participe, avec les autres institutions de la vie sociale, Ă  construction du genre ; la loi institue un ordre sexuel. Par ailleurs, les litiges liĂ©s, de près ou de loin, aux diffĂ©rences entre les sexes sont directement portĂ©s devant les juges. Le genre se trouve alors au coeur de l’interprĂ©tation du droit.
    A un autre niveau, il est possible d’inviter les controverses sexuelles au coeur du discours des juristes, d’utiliser les Ă©tudes de genre pour questionner les concepts et les principes juridiques Ă©lĂ©mentaires, comme le consentement et la responsabilitĂ©. Une telle mise en question -­‐mise en abĂ®me-­‐ pourrait dĂ©voiler l’impossible neutralitĂ© de la dogmatique juridique.

    Au programme : 
    Avant-propos : 
    • 8h50 – 9h SĂ©bastien Pimont (UniversitĂ© de Savoie, directeur de Jurisprudence – Revue critique)
    Ouverture
    • 9h - 9h30 Malha Naab (UniversitĂ© Lille II), MikhaĂŻl Xifaras (Ecole de droit de Sciences po)
    Les réponses du droit aux controverses sexuelles
    • 9h30 – 10h30 : les rĂ©ponses de la loi - Quelles forces poussent le lĂ©gislateur Ă  modifier la règle de droit ? Quelles sont les techniques mobilisĂ©es (insertion de règles spĂ©ciales, suppression des règles contraignantes, formalisation de droits subjectifs …)? A quelles fins : rĂ©tablir l’Ă©galitĂ© ou installer la diffĂ©rence ? Comment choisir les mots de la loi ? La modification de la norme juridique est-elle efficace ?
    Table ronde sous la responsabilité de Gilda Nicolau (Université Paris I).
    Intervention : Danièle Lochak (Université Paris Ouest Nanterre - La Défense).
    Discussion : Daniel Borillo (Université Paris Ouest Nanterre - La Défense), Régine
    Dhoquois, Didier Eribon (UniversitĂ© d’Amiens), Christine Lazerges (UniversitĂ© Paris I)

    La construction / dĂ©construction du genre par la Loi – L’ordre sexuel instituĂ© par le lĂ©gislateur
    • 10h30 – 11h30 : les rĂ©ponses des juges
    Table ronde sous la responsabilité de Pierre-Yves Verkindt (Ecole de droit de Paris I).
    Intervention : Antoine Lyon-Caen (Université Paris Ouest Nanterre - La Défense).
    Discussion : Liora Israël (EHESS); Caroline Mécary (avocate au Barreau de Paris)
    Eric Millard (Université Paris Ouest Nanterre - La Défense), Philippe Waquet (ancien président de la Chambre sociale de la Cour de cassation)

    Les contentieux de la diffĂ©rence des sexes – « L’arme du droit » Comment le juge dĂ©cide t'il ? Est-il / se sent-il contraint par la norme sociale ? Quelles sont les stratĂ©gies Ă  l’oeuvre dans ce type de procès ? Les controverses sexuelles secrètent-elles des mĂ©thodes d’interprĂ©tation particulières ? La judiciarisation permet-elle aux revendications politiques d’aboutir ?

    • 11h30 – 12h30 : violences domestiques
    Table ronde sous la responsabilitĂ© d’Alexandre Guigue (UniversitĂ© de Savoie).
    Intervention : Jeannie Suk (Harvard Law School).
    Discussion : Malha Naab (Université Lille II)
    • 14h30 – 15h30 : travail et discrimination
    Table ronde sous la responsabilité de Marie Mercat-Bruns (Cnam, chaire de droit social).
    Intervention : Vicki Schultz (Yale Law School).
    Discussion : Jacqueline Laufer (groupe HEC), Hélène Périvier (OFCE), Pascale Vielle
    (UniversitĂ© Louvain UCL) 

    Perspectives comparatistes
    Le discours des juristes mis en question par le genre - Le concept de consentement est-il neutre ? Pourquoi et comment le mettre en cause ? La critique du consentement dĂ©voile t'elle certaines de ses fonctions ? DĂ©stabilise t'elle le contrat et / ou le droit des contrats ? Les Ă©tudes de genre remettent-elles en question les standards de la responsabilitĂ© ( " l’homme raisonnable "; le " bon père de famille "), le prĂ©judice ?
    Table ronde sous la responsabilité de Geneviève Pignarre (Université de Savoie).
    Intervention : Philippe Brun (Université de Savoie) - Vincent Forray (Université de Savoie).
    Discussion : Geneviève Fraisse (CNRS), Anne Saris (Université du Québec à Montréal), Marcela Iacub (CNRS), Dominique Lagorgette (Université de Savoie, Institut Universitaire de France), Alix Toublanc (Université Paris I)
    • 16h30 – 17h30 Exemples Ă  propos du consentement et de la responsabilitĂ©
    • 15h30 – 16h30 : how to gender law ? Janet Halley (Harvard Law School)

    Pour tout renseignement : jurisprudence.revuecritique[at]gmail.com

    vendredi 19 février 2010

    Legimobile : les actualites du Droit bientĂ´t sur votre mobile via Proximamobile

    Les actualités du Droit sur votre mobile : c'est pour bientôt.

    La possibilitĂ© d'accĂ©der aux bases de donnĂ©es juridiques françaises, dont celles fournies par Legifrance, devrait ĂŞtre effective d'ici le 31 juillet 2010 via le service Legimobile qui permettra un accès nomade, par le navigateur Web des tĂ©lĂ©phones mobiles classiques et des "smartphones", aux bases de donnĂ©es juridiques françaises grâce Ă  un site web gratuit, simple et adaptĂ©.
    Le partie du corpus législatif et réglementaire accessible sur Legimobile comprend:
    • les textes en version initiale (base JORF);
    • les textes en version consolidĂ©e et les codes (base LEGI);
    • les conventions collectives (base KALI);
    • la jurisprudence judiciaire (base JURI);
    • la jurisprudence administrative (base CETA);
    • la jurisprudence constitutionnelle (base CONSTIT);
    • les dĂ©cisions de la CNIL (base CNIL).
    Voir le dĂ©cret n°2002-1064 du 7 aoĂ»t 2002 relatif au service public de la diffusion du droit (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000413818).

    Un corpus plus riche est Ă©galement possible sur les "smartphones" grâce Ă  des applications gratuites propres Ă  chaque plate-forme.   

    Le service Legimobile fait partie d'une sĂ©rie de projets portĂ©s par Nathalie Kosciusko-Morizet, SecrĂ©taire d’État chargĂ©e de la prospective et du dĂ©veloppement de l’Ă©conomie numĂ©rique regroupĂ©s sous le nom de Proxima Mobile.

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